Santé en élevage : Comment le durcissement actuel de la réglementation entrave le développement des méthodes naturelles et l’évolution des éleveurs vers des pratiques agroécologiques

Un agriculteur-éleveur peut traiter ses cultures alimentaires avec des pesticides phytosanitaires industriels de haute toxicité biologique et environnementale, mais il n’est pas autorisé à soigner ses animaux avec de l’ortie, du pissenlit, du romarin, du miel de ses ruches. Toute automédication lui est interdite.

Le durcissement des réglementations de la santé en élevage entrave radicalement les pratiques favorables à la santé naturelle, à la sécurité sanitaire et alimentaire, et au développement des pratiques agroécologiques, favorisant ainsi la médecine conventionnelle et ses monopoles.

Les administrations de l’agriculture, dans le cadre de la conditionnalité des aides PAC, ont intégré le bien-être animal dans leur évaluation des pratiques agricoles. Mais se soucient-elles du bien-être des agriculteurs, en particulier de la reconnaissance de leur droit à se réapproprier leur métier, leur image et leur avenir, alors que nombre d’entre eux font faillite voire même se suicident ?

Des réglementations orientées et des sanctions lourdes tentent d’endiguer la progression marquée des méthodes de santé naturelle dans les élevages. La pression s’est accrue d’un cran cette année. Que veulent défendre les administrations ? Que contestons-nous, professionnels de l’élevage ?

Accéder au Dossier santé en élevage et réglementation complet au format pdf

Dossier présenté par un collectif de professionnels de l’élevage, éleveurs, vétérinaires, formateurs, conseillers de Chambres d’Agriculture
et de développement de l’Agriculture Biologique

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