La santé est un processus physiologique d’adaptation au milieu, son lien avec l’écologie est primordial.

En ignorant des impératifs écologiques fondamentaux, la croissance économique indéfinie remet en question la survie des espèces et la santé des individus. 

Le lien primordial entre la santé d’un être-vivant et son écosystème (le milieu physique, biologique et social qu’il partage avec d’autres individus et d’autres espèces) n’est pas reconnu à la hauteur de son importance. Admettre ce lien impliquerait de remettre en question les orientations non soutenables de nos sociétés, fondées sur la croissance économique indéfinie et l’exploitation irraisonnée des ressources naturelles et de l’énergie. Seuls les risques majeurs les plus évidents pour la santé sont admis, tels que la nocivité des molécules de synthèse dans l’environnement ou dans les aliments. La corrélation entre les conditions du milieu et la santé fait l’objet d’un déni, en particulier par les décideurs économiques, industriels et politiques. Les définitions, les dogmes scientifiques et les cadres réglementaires qu’ils imposent ignorent ou contredisent des réalités biologiques et écologiques incontournables, parfois même le simple bon sens. Un biologiste propose des définitions réalistes et une compréhension opérationnelle des processus physiologiques de la santé, adaptés aux impératifs sanitaires et écologiques actuels, et à la préservation du vivant.

Respecter les processus et les équilibres fondamentaux du vivant

L’observation de la vie et de son fonctionnement nous donne des clés pour comprendre les processus complexes et interdépendants du vivant et de la santé. Des équilibres dynamiques permettent le bon déroulement et la pérennité de fonctions biologiques et écologiques essentielles. L’évolution technico-économique des sociétés occidentales a occulté des lois naturelles fondamentales, en particulier la notion d’équilibre autorégulé des systèmes vivants complexes, dont le fonctionnement et l’importance sont présentés ci-dessous. A moins que des changements radicaux ne soient rapidement instaurés, la croissance économique associée à la croissance démographique sur une planète limitée amènera fatalement à un point de rupture des équilibres, qui remet en question à moyen terme les conditions nécessaires à la survie des espèces. L’homme refuse de voir le mur vers lequel il se précipite, afin de ne pas remettre en question son mode de vie fondé sur la croissance indéfinie et sa relation parasitaire avec la nature et la planète.

Le changement de paradigme (de modèle de pensée et de système de valeurs) devient une nécessité urgente, mais les décideurs politiques et économiques semblent incapables de gérer la transition, alors que des signes sanitaires, sociaux, écologiques, climatiques, la perte de biodiversité et la disparition accélérée d’espèces donnent des alertes explicites sur le risque d’effondrement des systèmes vivants. Il est indispen-sable que l’homme prenne du recul et fasse un bilan écologique réaliste des méthodes industrielles qu’il a préconisées ou imposées depuis 60 ans. Sur cette durée très courte, les atteintes aux milieux vivants, aux populations végétales et animales, à la vitalité des sols, au milieu marin, à l’atmosphère, au climat sont d’une gravité jamais observée auparavant. Par leur aveuglement, leur avidité et leur démesure, les décideurs d’inspiration néolibérale seront responsables d’un génocide écologique, qui touchera d’abord les plus vulnérables, puis l’ensemble des populations et des espèces, à mesure que les déséquilibres écologiques s’amplifieront et décompenseront en cascade. L’homme doit remettre en question la croyance en son omnipotence, modifier fondamentalement ses priorités et son rapport à la nature, et passer la main, tant que cela est encore possible, aux processus qui sont seuls capables de restaurer ces équilibres : les systèmes biologiques et écologiques naturels d’autorégulations.

Cet article aborde des notions simples de biologie, d’écologie et de physiologie de la santé. Il propose des définitions alternatives et des concepts biologiques qui tiennent compte des réalités, de la complexité et de l’interdépendance du vivant. Il présente également un mode de gestion physiologique de la santé, dont l’efficacité est validée, compatible avec les impératifs biologiques et écologiques préalablement définis.

Pour lire la totalité de cet article, suivre le lien : Santé et écologie, le déni d’un lien vital essentiel.

Share This: